• SIM France-Belgique

Témoignage - financement d'un projet missionnaire

Mis à jour : 13 juin 2018



Léa nous raconte comment l'aspect financier, qui humainement peut représenter un frein dans un projet missionnaire, est en fait un moyen de voir la main de Dieu agir.


" Intriguée depuis longtemps par la mission, et curieuse de découvrir la réalité du terrain missionnaire, c’est tout naturellement que j’ai pensé à faire mon stage de Master au sein d’un projet de traduction biblique avec SIM. Cela me permettrait à la fois de vivre une expérience missionnaire interculturelle, avec des chrétiens d’horizons divers motivés par l’avancement du Royaume de Dieu, et de mieux comprendre comment se passe le travail de traduction de sa Parole ! J’allais donc partir deux mois et demi au Bénin, et je bénissais Dieu pour cette opportunité. Quelques mois avant le départ, le bureau SIM m’a demandé si j’avais parlé à mon église et à mon entourage de mon soutien financier. Or, je venais tout juste de finir une formation à l’évangélisation pour laquelle mon église et quelques amis chrétiens m’avaient soutenu financièrement : j’avais peur de redemander. Après tout, c’est un stage, donc c’est normal que je le finance avec mes économies ; je pourrais essayer d’obtenir une bourse par des moyens plus conventionnels…


Bref, je me trouvais des excuses pour éviter de lever des fonds. SIM m’a encouragée à en parler autour de moi – oui, même si ce n’était qu’un stage, même si j’avais des économies, même si l’université pouvait m’aider, etc. Dès lors qu’il s’agit d’un voyage missionnaire, c’est important d’être « envoyé » par son église locale, d’être soutenu par sa famille spirituelle dans les finances et dans la prière. Le soutien financier de ceux qui travaillent à plein temps pour Dieu est d’ailleurs un principe biblique qui parcourt toute la Bible ! J’ai donc remis cela entre les mains de Dieu, et j’ai prié qu’il mette sur mon chemin des personnes prêtes à me soutenir. Toutes les ressources du monde sont entre ses mains. Il peut faire en sorte que j’utilise mon argent pour le servir ou que j’aie une bourse de l’État, mais il peut aussi faire en sorte que je sois financièrement envoyée par des sponsors qui ont à cœur mon projet missionnaire et qui, en plus, peuvent me soutenir dans la prière.


Après avoir prié pour ça et informé mes proches qu’ils pouvaient me soutenir financièrement s’ils le désiraient, je me suis attendu à Dieu… Et j’ai vu sa réponse miraculeuse ! Des propositions de dons et des dons spontanés se sont succédés, jusqu’à une semaine avant mon départ où tout mon soutien avait été couvert. Je n’en revenais pas. Non seulement j’ai pu voir Dieu à l’œuvre, mais je suis partie avec un tout autre état d’esprit. Ce n’était plus en simple stage de découverte, mais un premier pas dans la mission de Dieu. De plus, je ne partais pas seule, mais avec la certitude d’être épaulée, soutenue, encouragée par mes frères et sœurs en Christ. C’est bien plus qu’une question d’argent : c’est la raison même du voyage qui change. Le focus n’est alors plus sur le missionnaire qui part, mais sur Dieu qui orchestre toute la mission pour sa gloire. Et la mission elle-même prend un tout nouveau sens, bien plus profond : un partenariat entre ceux qui restent et qui envoient, et ceux qui partent."


Dans le fonctionnement de SIM, chaque projet missionnaire fait l'objet d'une étude budgétaire pour évaluer les frais de vie sur place, les frais de transports, et les frais administratifs (couverture santé, assurance rapatriement, cotisation retraite, etc.) qui incomberont au futur missionnaire. À partir de là, celui-ci entre dans une phase de financement du projet dans laquelle il invite des personnes à s'investir dans l'oeuvre de Dieu pour le monde, à travers son ministère. La vision est alors collective plutôt qu'individuelle.