Une Église missionnaire - Entretien avec Naomi
- SIM France-Belgique
- il y a 1 jour
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Naomi, en binôme avec Elise, anime le comité mission de l'Église protestante évangélique Champs / Val Maubuée (AEEBLF) en Seine et Marne. Elle répond à nos questions sur le sujet de l'engagement missionnaire de l'Église.

Pouvez-vous décrire votre Église en quelques mots ?
L'Église compte une centaine de membres et environ 200 personnes assistent au culte chaque dimanche. C’est une Église ouverte, multiculturelle, dynamique, qui a à cœur de vivre les valeurs de l’Évangile ensemble, au sein de l’Église et en dehors, en étant un témoignage à Champs-sur-Marne et ses environs.
Vous représentez le comité mission. Quel est son rôle ?
Le comité mission que j'anime avec ma binôme Elise a un double objectif : garder le lien entre l’Église et les missionnaires que nous soutenons (donner des nouvelles régulièrement, partager les sujets de prière, organiser des visites, proposition et suivi du budget dédié à leur soutien, etc.), sensibiliser l’Église à l’importance de la mission (faire comprendre que chacun est concerné, s’engager à court ou long terme, accompagner les personnes intéressées, etc.).
Afin de garder un lien régulier avec nos missionnaires, nous nous sommes inspirés de nos Églises sœurs en mettant en place une “minute mission” chaque mois, lors d'un culte ou rencontre de prière. Cela nous permet de faire un “focus” sur un sujet précis chaque mois. Nous organisons également un culte par an dédié à la mission.
Le fait d’avoir une communication régulière avec nos missionnaires est une source d’encouragement pour l’Église, elle voit les fruits du soutien financier et spirituel et le témoignage des missionnaires sur le terrain peut aussi susciter des vocations au sein de l’Église...
L'Église semble vouloir jouer son rôle dans la mission !
Oui, effectivement ! Nous soutenons actuellement 6 familles missionnaires dont la famille Hui et la famille Ganga, engagées avec SIM et le ministère La Plantation au Congo. La plupart des missionnaires que nous soutenons sont des personnes que l’Église connaît personnellement, nous avons souvent suivi leur appel et leur envoi.
En plus du soutien spirituel et financier nous menons des actions créatives, comme par exemple l'enregistrement d'un CD de louange "Champs collectif" il y a quelques années, dont la vente a permis de soutenir les écoles La Plantation.
Pour en mentionner d'autres, nous avons organisé plusieurs voyages au Congo avec des membres de l'Église, pour visiter et soutenir la famille Ganga, et pour aider le ministère La Plantation de manière concrète. Nous faisons également de la sensibilisation auprès des plus jeunes sur le thème de la mission (intervention auprès du groupe de jeunes, de collégiens et d’enfants).
Voyez-vous la mission transculturelle comme une bénédiction pour l'Église qui envoie ou qui soutient ?
Bien sûr ! C’est une bénédiction car cela permet d’élargir notre vision de l'œuvre de Dieu, en nous évitant d’être trop centrés sur nous-mêmes et plus conscients de ce que Dieu fait à travers le monde, parmi les différentes nations.
Le fait d’avoir une communication régulière avec nos missionnaires est une source d’encouragement pour l’Église, elle voit les fruits du soutien financier et spirituel et le témoignage des missionnaires sur le terrain peut aussi susciter des vocations au sein de l’Église...
À titre personnel, avez-vous un désir de partager Christ auprès des nations?
Bien sûr, et nous prions pour que ce désir augmente chaque jour puisque nous pouvons toujours faire plus. A travers la mission, nous pouvons toujours découvrir des nouvelles façons de partager l’évangile, car il y en a énormément. Chaque mission a sa spécialité, comme nous, chaque chrétien, et c’est une richesse. Nous avons la chance de vivre dans une région multiculturelle, avec beaucoup de diversité. Nous n’avons pas besoin d’aller très loin pour rencontrer les autres nations, puisqu’elles viennent à nous! C’est une opportunité à saisir pour chacun.

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