• SIM France-Belgique

Entretien avec Eric Waechter, directeur par intérim

Eric Waechter a pris le rôle de directeur par intérim de SIM France-Belgique durant l'été. Nous revenons avec lui sur ce qui l'attend pour les prochains mois avec le bureau opérationnel.


Eric, tu es maintenant installé à temps complet dans le rôle de directeur par intérim de SIM France-Belgique. En as-tu pris la pleine mesure ?


Oui, je suis tombé assez rapidement dans la marmite pour ainsi dire. Les sujets à traiter, les urgences à régler, le temps pris avec chaque membre de l’équipe m’ont rapidement donné une vue d’ensemble et permis de comprendre ce qui est en train de se jouer dans l’équipe à Caderousse.



Quels sont les chantiers prioritaires que tu as identifiés ?


Ce qui a besoin d’être clarifié, c’est l’organisation du travail qui met en musique la vision de SIM international (faire des disciples parmi les peuples sans accès à l’Évangile) et les missions propres à SIM France-Belgique. Sur ce dernier point, le Conseil d'Administration va nous aider à préciser ces missions ; c’est essentiel pour aborder les chantiers que nous sommes en train d’ouvrir.


Le premier chantier qui s’est ouvert et qui arrive déjà à bonne maturité, c’est la définition d’une organisation globale du bureau opérationnel de Caderousse. Lorsqu’on pose sur la table toutes les missions qui vont de la mobilisation à l’accompagnement des missionnaires sur le terrain en passant par le recrutement, le placement, la communication ou le support administratif, il faut à un moment donné articuler ses missions les unes aux autres pour faire fonctionner l’ensemble. Ce premier chantier est davantage une clarification de fonctionnement qu’une création d’organisation. La seconde étape de chantier qui va s’ouvrir tout prochainement c’est la définition et le contenu dans le menu détail de chacune de ces missions. Ce faisant, nous serons en mesure de formaliser des fiches de poste et des descriptifs de mission.


En parallèle de ce qui touche à l’organisation, nous avons aussi commencé le réajustement de l’équipe ; chaque membre doit être positionné dans son domaine de responsabilité, en charge d’une ou plusieurs missions qui sont en phase avec ses dons personnels. Donc forcément, il y a des mouvements en cours, plus ou moins bien vécus.

Tout cela peut sembler très technique et ça l’est. Mais ce travail est nécessaire pour mieux servir nos missionnaires et assurer les missions de SIM France-Belgique.


Qu’est-ce qui, dans ton expérience, va t’aider à remplir ton rôle ?


Le Seigneur nous fait passer au fil des années par des chemins, des expériences ou des ministères qui structurent notre personne et révèlent aussi nos fonctionnements et dons. En ce qui me concerne, il se trouve que j’ai été plus souvent positionné dans des rôles de travail sur la vision, de mise en œuvre de vision, ou de travail en équipe. Ma formation initiale d’ingénieur m’a plutôt bien équipé à ces endroits. Mais en même temps, je me suis toujours investi avec une compréhension théologique et biblique de ce genre de rôle. Je dirai donc, que ma formation d’ingénieur et de pasteur, conjugués à l’expérience d’un ministère pastoral local et national font que je ne suis pas tout à fait dépaysé dans mon rôle à SIM France-Belgique.


Qu’est-ce que cela change dans l’approche de ton rôle que d’être en intérim ?


Être dans une mission par intérim impose une date de début et de fin de mission. Elle y associe aussi une mission particulière ou un objectif à atteindre. Or diriger une œuvre dans ce cadre-là n’implique pas les mêmes postures ou positionnement que prendra le futur directeur. Mon implication est centrée sur le fonctionnement de l’équipe et l’organisation du travail. Mon successeur travaillera bien plus sur le développement de SIM France-Belgique en s’appuyant sur une organisation et une équipe fonctionnelle et ajustée à la tâche. La manière de travailler avec l’équipe ne sera pas la même avec le futur directeur qu’avec moi. Le changement de tête d’ici un an est donc préférable pour mieux poursuivre le travail. Je ne serai donc pas le futur directeur de SIM France-Belgique.


Comment souhaiterais-tu voir SIM quand tu auras achevé ta mission, d’ici l’été 2022 ?


Avoir une équipe où chaque membre est positionné dans une fonction qui va avec ses dons et son expérience. Je peux le formuler différemment : une équipe où chaque personne est à sa place avec le périmètre de ses fonctions clairement défini et une bonne compréhension de la manière dont cela s’articule avec les autres membres de l’équipe.


Question piquante : est-ce que SIM a encore sa place dans le monde de la mission évangélique française et belge ?


Oui ! Bien sûr, même si certaines choses sont en train de changer. Il est heureux de voir que plusieurs Églises influentes se réapproprient la question de la mission et se mobilisent pour encourager à la prière et à l’envoi de missionnaires. Cet élan est aussi porté par la jeune génération qui a ses codes, sa créativité et un ardent désir à servir le Seigneur en mission. Je cite cet exemple pour dire que la manière de faire la « mobilisation » évolue et va questionner notre fonctionnement. La question n’est donc pas tant la place que nous avons, mais notre capacité à faire les adaptations nécessaires et opportunes pour encore aller plus loin dans nos missions.


Il y a aussi l’urgence des peuples sans accès à l’Évangile, réalité que je découvre au fil des semaines passées à Caderousse. Quelle part allons-nous prendre localement pour être plus intentionnel dans certains projets missionnaires, afin d'approcher ceux qui n’ont pas encore entendu le message de la Bonne Nouvelle ? Allons-nous ouvrir un nouveau front missionnaire où nous ne sommes pas encore présents ?


Quel esprit souhaites-tu insuffler à l’équipe opérationnelle, et plus globalement à SIM France-Belgique ?


Un esprit ou une valeur me semble essentiel : vivre la grâce au quotidien dans les relations de travail. D’ailleurs cette question pourrait faire l’objet d’un développement en soi.


Comment nos lecteurs pourraient prier pour toi et l’équipe ?


Sans en expliquer le contexte et les circonstances, il est assez évident aux yeux de beaucoup de personnes impliquées dans le travail de SIM France-Belgique, que ce que nous sommes en train de vivre est conduit par le Seigneur. Nous pouvons donc déjà le remercier pour ce qu’il nous donne de vivre. Et lui demander de bénir l’ouvrage de nos mains, confession de notre dépendance à sa personne. Que le Seigneur rende possible la mission que nous nous sommes fixés ensemble.


Merci

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